RÉSIDENCES sur le Territoire – photographie /vidéo
JULIA LÊ
Résidence de 6 semaines « plan France Ruralité » Janvier/février /Mars 2025 – exposition/restitution du 15 mars au 20 avril
Julia Lê est une photographe franco-étasunienne d’origine vietnamienne basée à Paris. Sa pratique artistique fait converger récits documentaires, intimes et sensoriels liés aux enjeux de la représentation et de la mémoire. Une grande partie de ses recherches actuelles se concentre sur les expériences diasporiques en rapport au territoire — dans une exploration de ce qui fait famille, foyer, héritage. Elle y développe des travaux visuels et sonores où la création est action commune et où l’histoire devient l’écriture d’un langage décolonial.

MAXIME VOIDY
Résidence de 3 semaines Mars/Avril 2025 – exposition/restitution du 26 avril au 8 juin
« L’étude du territoire est à l’origine de l’ensemble de mes travaux. Les espaces que je traverse lors de mes ballades solitaires ont une caractéristique commune ; ils sont abandonnés à un certain moment de l’année ou ils ont été désertés…
De manière méthodique, je prélève, je note, je recense, je classe et je collectionne des formes comme des indices pouvant me servir dans mon enquête sur le territoire. Cette recherche photographique et plastique aborde des questionnements liés à notre manière d’habiter le paysage, de le préserver, mais aussi de le dénaturer. C’est de cet entre-deux dont il est question, de ce juste équilibre entre aménagement du territoire et sauvegarde du patrimoine. Cela passe par exemple, par l’observation de l’activité touristique et de son impact sur l’environnement. L’homme, peu représenté, n’est finalement jamais très loin de par la trace qu’il laisse derrière lui.

LUDIVINE ZAMBON
Résidence de 3 semaines Avril 2025 – exposition/restitution du 26 avril au 8 juin
Artiste et réalisatrice, je développe un travail autour de l’image : photographie, vidéo, film et écriture. L’image est centrale dans ma réflexion, elle me permet de prélever dans le réel, de questionner des
territoires de vie ou de travail et d’investir les espaces où je suis invitée à explorer. Cette collecte me permet d’imaginer des espaces narratifs pour repenser notre rapport aux environnements et d’organiser la sauvegarde incontournable de paysages où menace la perte.
Issue du territoire alpin et d’un milieu rural, c’est depuis ce point de vue que je m’intéresse aux histoires intimes et collectives, aux rites, aux mythes, aux anti-héros et aux sujets ordinaires dans un équilibre entre mise en scène et spontanéité. Chaque projet est l’occasion d’appréhender une rencontre par des dispositifs différents et renouvelés : l’interview, la marche ou l’apprentissage de gestes traditionnels. Il reste de ces moments des images, des documents, des objets, des archives qui composent mon corpus.

LISE DUA
- Résidence de 3 semaines Mai/Juin 2025 – exposition/restitution du 21 juin au 27 juillet
Elle s’intéresse à ce qui fait famille, à la petite échelle des humains, comme à la grande échelle des vivants. C’est souvent sur des détails, photographiés ou prélevés dans des images d’archives, qu’elle attire notre attention et tente de faire lumière. Le travail de Lise Dua se
déploie sur une temporalité longue, et c’est par l’association d’images que son discours se construit. Souvent présentées sous la forme de livres, ses images prennent vie, au rythme de répétitions et des mises en perspectives.

PAULINE LE PICHON
- Résidence de 3 semaines Juin 2025 – exposition/restitution du 21 juin au 27 juillet
Réalité ou fiction ?
Photographie prise sur le vif ou mise en scène ?
Autoportrait ou portrait ?
Photographie ou cinéma ?
Tant de questions que l’artiste amène mais auxquelles elle ne répond que vaguement. Elle stimule l’imagination du spectateur et l’invite à créer son propre récit. Lorsqu’il s’agit d’autoportraits, Pauline Le Pichon construit une frontière définie entre celle qui photographie et celle qui est photographiée. Elle devient sa propre marionnette et l’œil mécanique de l’appareil se transforme en un regard extérieur. Nous ne sommes jamais nous-mêmes face aux autres. Fascinée par la façon dont nous utilisons les réseaux sociaux comme des théâtres où nous mettons constamment nos vies en scène, l’artiste n’a de cesse de s’intéresser au moment où le vrai y est remplacé par le faux.
Le quotidien est son terrain de jeu. En se l’accaparant et en le recréant sans relâche, la photographe manipule les apparences. La frontière entre la réalité et la fiction. C’est un jeu de perceptions : demander à l’autre ce qu’il pense voir. L’amener sur de fausses pistes tout en guettant sa réaction. En jouant avec les codes de la photographie, Pauline Le Pichon détourne l’essence même de ce médium.
